C'est Pâques! Mais Pâques c'est quoi?

croix retaill

Les chrétiens viennent de fêter Pâques (cette année, les chrétiens catholiques et les chrétiens orthodoxes fêtent Pâques en même temps!). Pâques est la fête la plus importante du calendrier chrétien, car c'est en elle qu'on célèbre l'évènement qui est au coeur même de toute raison de croire en Dieu et en Jésus Christ: la Résurrection de Jésus d'entre les morts. Saint Paul dit (I Cor 15,14) "si le Christ n'est point ressuscité, notre prédication est donc vaine, et vaine aussi est votre foi". Et il ajoute "Si c'est pour cette vie seulement que nous espérons dans le Christ, nous sommes les plus misérables de tous les hommes. Mais maintenant le Christ est ressuscité d'entre les morts, comme prémices de ceux qui se sont endormis (I Cor 15,19-20).

Le Pape François l'a répété ce dimanche de Pâques devant plus de 150.000 fidèles "Cet événement est à la base de notre foi et de notre espérance : si le Christ n’était pas ressuscité, le Christianisme perdrait sa valeur ; toute la mission de l’Église serait vidée de son élan, parce que c’est de là qu’il est parti et qu’il repart toujours. Le message que les chrétiens apportent au monde, le voici : Jésus, l’Amour incarné, est mort sur la croix pour nos péchés, mais Dieu le Père l’a ressuscité et l’a fait Seigneur de la vie et de la mort. En Jésus, l’Amour l’a emporté sur la haine, la miséricorde sur le péché, le bien sur le mal, la vérité sur le mensonge, la vie sur la mort" (Message Urbi et Orbi, Pâques 2014).

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Habemus Papam... Franciscum, jésuite et argentin!

Elu le 13-03-13 (!!), le nouveau Pape est Jorge Mario  Bergoglio, un cardinal argentin de 76 ans.
Il est le premier pape non européen depuis 1300 ans, le premier Pape jésuite de l'histoire et le premier à s'appeler François! Mais il est surtout le premier Pape a demander à ses fidèles de bien vouloir le recevoir comme évêque de Rome et surtout à leur demander de le bénir avant d''impartir la bénédiction urbi et orbi
La simplicité et l'humilité de ce pape me frappent de premier abord.
Quand on va lire sa biographie, on se rend compte d'avoir affaire à un intellectuel de taille (chimiste, théologien, philosophe) dont le savoir ne représente cependant pas un obstacle à son humilité, sa simplicité et surtout... sa prédilection pour les plus pauvres.
Il n'a ni chauffeur ni voiture, il se déplace en transport en commun.
Si la première chose qu'il demande quand on le rencontre est de prier pour lui (et on l'a vu encore ce soir au balcon de la Basilique saint-Pierre), celle qui le rend le plus heureux est de voir ses prêtres travailler dans les favelas, avec les plus pauvres des enfants de Dieu.
Pendant le Conclave, le cardinal Bergoglio avait parlé d'un christianisme et d'une Église fondés sur la miséricorde et témoignant de la laetitia. Pour lui, c'est le visage de la miséricorde que l'Église doit montrer. Et quand il dit cela, il sait de quoi il parle ... Bergoglio Dans les années 80, il faut parmis le rares autorités de l'Église à soutenir les expériences des curas de villas (les prêtres de bidonvilles) qui allaient s'installer dans les bidonvilles pour témoigner du Christ et montrer à tous, peur faire sentir, que Jésus est réellement l'ami des pauvres. Le Père Bergolio les accompagnait et els soutenait. L'un de ces prêtres témoigne: «Le père Bergoglio manifeste, dans le style qui lui est propre, l’option préférentielle pour les  pauvres. Il a institué beaucoup de nouvelles paroisses dans les quartiers ouvriers. C’est lui qui m’a proposé d’être prêtre dans une villa et il a fait cette même proposition à d’autres prêtres, dès leur sortie du séminaire». Il y a trois ans, les prêtres de l’equipo des villas miserias étaient moins de dix, aujourd’hui, ils sont une vingtaine, presque tous jeunes. De temps en temps, l’archevêque sort de la curie de Plaza de Mayo, prend le métro, monte dans un autobus et se présente dans l’une ou l’autre des villas pour bénir les nouveaux restos populaires ou pour inaugurer une chapelle, ou célébrer la fête d'un saint ou de la Vierge. Parfois, ils reste manger avec les gens el locro, la soupe de viande et maïs qu'on cuisine en pleine air dans de grandes marmites. Et son coeur est dans la joie, comme un père qui regarde ses enfant jouer car "cela fait du bien de
voir ce que le Seigneur sait faire au milieu de ses enfants bien-aimés. (extrait de "Gli amici di padre Bergoglio", 30 giorni, 8/2008).

Ce que j'ai vu ce soir de ce Pape et ce que j'ai pu apprendre de lui m'a profondément émue.
J'ai eu le sentiment que Dieu a envoyé à son Église un Pape selon Son coeur.
Et je vais me coucher le coeur rempli de gratitude!
Saint Père, vous pouvez compter sur ma prière!! Sourire

C'est mon anniversaire, j'ai fait un rêve!

Aujourd'hui, c'est le jour de mon anniversaire... et ça vaut un billet! liguria
Ce matin, au lever, j'ai béni le bon Dieu pour le don de ma vie! Elle est belle ma vie, malgré toutes les blessures dont elle est marquée. Je l'aime telle qu'elle est et j'en rends grâce.
J'ai eu beaucoup de marques d'affection aujourd'hui et j'en suis toute touchée. La météo clémente de ces derniers jours m'a même offert le beau soleil et la belle lumière de ma terre natale! J'en suis toute reconnaissante et je bénis le bon Dieu pour tant de tendresse. C'est si beau de se sentir aimée! L'homme est fait pour cela, pour aimer et être aimé, j'en suis convaincue.

Mais tôt au matin, j'ai retrouvé aussi dans l'actualité la triste controverse qui agite l'Europe autour du flou de migrants affluant surtout en Italie pour  demander asile depuis les pays les plus touchés par ce qu'on a appelé le "printemps arabe" (et qu'on a d'ailleurs salué comme un bien!!). Face à cette demande d'accueil, le coeur des hommes - et de nos gouvernants - montre des signes de défaillance. Nous, les Européens "civilisés", esprits "libres" et heureux de notre société libérale...et "ouverte", nous avons du mal à accepter ces hommes qui nous appellent à l'aide. Ils sont encombrants et.. ils ne nous (r)apportent rien ...

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Face à la mort d'un homme...

En ce jour que certains ont salué comme un jour de victoire après avoir entendu la nouvelle du décès de Osama Bin Laden, tué par un commando américain à Abbotabad, pas loin d'Islamabad, je fais miennes, totalement, les paroles prononcées par le Père Lombardi, porte parole du Saint Siège:
"Face à la mort d'un homme, un chrétien ne se réjouit jamais mais réfléchit sur les graves responsabilités de chacun devant Dieu et devant les hommes, espère, et s'engage afin que chaque événement soit, non pas une occasion pour une nouvelle montée de haine, mais une occasion pour favoriser la paix".
J'ai été choquée ce matin en entendant à la radio les manifestations de joie face à la mort d'un homme. Même si cet homme porte une lourde responsabilité dans la mort de milliers d'hommes et s'il a répandu la haïne, même si sûrement sa disparition constitue une avancée importante dans la lutte contre le terrorisme et le fondamentalisme violent, je suis convaincue qu'on n'obtient pas la paix en soufflant sur le feu de la haine et de la vengeance.
Je ne veut pas juger la politique de ceux qui ont tué Osama Bin Laden, ni la stratégie des USA en la matière. Elle a sans doute des raisons valables.
Mais de là à "fêter"  ... pour la mort violente d'un homme, il y a un seuil que je ne peux pas franchir!
Quel qu'il soit... l'homme en question.
Et d'autant plus que les chrétiens du Pakistan risquent d'essuyer les repressailles de l'action, comme souligne le boulletin des Églises d'Asie
Cherchons en tout la paix...

Irréprochables?

ChrysippeL'évangile de ce dimanche 13 février ainsi que l'homélie prononcée par le vicaire de ma paroisse, en lien avec l'actualité de ces derniers jours, m'inspirent les réflexions que voici.

Ce dimanche, l'évangile était particulièrement imbuvable. Difficile de reconnaître un maître aimant en ce Jésus de Mt 5,17-37. Il affirme que quiconque regarde une femme, en la désirant, commet un adultère ; loin de se limiter à prêcher la non-violence, il demande d'aimer ses « ennemis » ; et finalement il insiste pour que nous n'approchions pas l'autel sans nous être réconciliés avec celui qui nous en voudrait pour quelque chose.. (donc je devrais même demander pardon à l'autre pour quelque chose que, lui, il m'a fait!!). Allez lire vous mêmes. C'est vraiment très exigeant. Un véritable monde à l'envers.

Dans l'homélie, notre vicaire, l'abbé Christophe Cossement, commentait ainsi ces propos difficiles « Pourquoi Jésus parle-t-il ainsi ? Nous savons qu’il est venu inaugurer le Royaume d’amour et de paix, qu’il est venu pour que nous ayons la vie, la vie en surabondance. Alors, pourquoi nous assène-t-il toutes ces règles ? Pourquoi tous ces commandements dont il n’y a personne ici qui peut se dire : cool, je fais ce que dit Jésus. Si nous voulions paraître irréprochables devant le Christ, c’est vraiment raté. Tant qu’on pouvait simplement chercher à éviter le meurtre ou l’adultère ou le faux serment, ça pouvait encore aller. Mais si une colère a rang de meurtre, si un regard vaut un adultère, qui peut être sauvé ? L’homme est incapable de se sauver lui-même ; sans la miséricorde du Christ, il n’est rien. ».

La clé de lecture de l'évangile n'est donc pas «Jésus ici, tu exagères, à ce prix je ne pourrais pas te suivre », mais plutôt « Jésus ici tu veux nous faire comprendre que les exigences de l'amour sont telles que l'homme tout seul ne peut pas y faire face, il voudrait, mais il tombera encore. Tu lui dis, pourtant, que c'est seulement sur le chemin de cet amour exigeant qu'il rencontrera le bonheur . Pas facile... mais tu le rassures : 'n'aies pas peur de tes failles, elles peuvent devenir un trampoline pour rebondir dans la vie si seulement tu acceptes de les regarder comme des occasions pour t'aimer et te laisser aimer tel que tu es, une créature fragile... . Ton être brisé pourra devenir un être donné et trouver ainsi son accomplissement ».

A moi qui suis de nature à vouloir toujours être irréprochable, ces paroles d'évangile et .. ce commentaire ont fait l'effet d'un coup de tonnerre. Et j'ai commencé à réfléchir sur la signification de ce contraste entre l'amour véritable et l'envie d'être irréprochable.

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